Compétitions
 
- Tour du monde en mars 1951
- Bol d'or de juin 1951
- Concours des Alpes en juin 1951

- 10 nouveaux records du monde en août 1951
- Des Puchs dans l'Algérois
- Guide Puch pour les épreuves de régularité
- Hommage à un jeune motard




 
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Le " Tour du Monde " sur une PUCH  TS
 
Le 8 mars 1951, à 12 heures 54, un fonctionnaire officiel de la Fédération Internationale des Motocyclistes donnait le départ sur la piste de Montlhéry, près de Paris, à une PUCH 125 TS de série qui devait tenter un record tout particulier. Cette petite machine de 7 CV devait accomplir, sur le circuit de cet autodrome, un trajet de 40.000 km, soit couvrir une distance équivalente au tour du monde et il s’agissait de déterminer le temps dans lequel elle pourrait réaliser cette performance.

Lorsque le célèbre coureur français Georges Monneret s’était décidé à entreprendre cette tentative de record, il s’était mis en rapport avec les Usines PUCH de Graz qui ont mis à sa disposition un de leurs techniciens les plus capables. Les préparatifs se bornèrent à un réglage minuti­eux du carburateur. Pendant la tentative de record, seuls les pneus et les segments pouvaient être renouvelés; toutes les autres parties étaient plombées et ne pouvaient être échangées pendant toute la durée du trajet.
 
Le départ a été donné en présence d’un public nombreux,de représentants de la presse française et étrangère, ainsi que de nombreuses personnalités du sport automobile international qui ont tenu à être témoins de cet événement remarquable. La radio avait installé ses micros et les actualités cinématographiques ainsi que la télévision avaient installé leurs caméras, conférant ainsi à ce départ tous les signes apparents d’un événement sensationnel.
 
Georges Monneret a entrepris cette tentative de record en commun avec ses deux fils jumeaux Pierre et Jean et il réussit à mener cette entreprise à bonne fin en moins de 25 jours, exactement en 24 jours, 21 heures, 43 minutes, 15 secondes. Le trajet effectué a comporté 40.076 km. Les trois coureurs ont effectué 16.031 tours de piste en 1:50 de moyenne. Si l’on ne tient compte que du temps effectif, la moyenne générale s’élève à 78,080 km/h. Les coureurs se sont relayés de 3 en 3 heures et restèrent en piste par n’importe quel temps. Ce dernier, d’ailleurs, a été parti­culièrement mauvais: pluie, neige et grêle ont tenu com­pagnie à la courageuse équipe et parfois même la tempête balayait la piste et le vent soufflait avec une vitesse de 90 à 100 km/h. Nuit et jour, les trois Monneret luttaient contre le mauvais temps et contre leur ennemi le plus redouté: le sommeil.
 
Le spectacle monotone de la machine tournant régulière­ment sur la piste n’a pas cessé d’attirer le public à Monthléry. Toute la presse française et les principaux organes de la presse étrangère publiaient chaque jour des comptes rendus sur la situation de l’essai. Les Monneret contrôlaient chaque soir eux-mêmes le nombre des kilo­mètres parcourus sur un globe qui permettait de recon­naître la distance qui les aurait séparés de Paris s’ils avaient pu s’en éloigner en ligne droite. Cette ligne avait atteint 30.730 km et le point sur le globe correspondait à Séoul (Corée), lorsqu’un accident risqua de mettre une fin préma­turée à l’entreprise. Jean Monneret pilotait l’infatigable PUCH. Le soir tombait sur la piste et un épais brouillard gênait la vue. Un camion monte également sur la piste avec le monteur chargé d’assurer, comme chaque soir, l’allumage des lampes-tempête qui éclairent la piste. Au 14ème tour qu’il effectue ce soir là, Jean Monneret entre en collision à 80 km/h avec le camion qu’il n’a pu reconnaître à temps dans le brouillard. La chute est violente, l’essence qui s’échappe du réservoir s’enflamme et un employé courageux sauve de justesse le coureur blessé et éteint le feu. Jean doit être transporté à l’hôpital d’Arpajon où les médecins constatent des brûlures et des fractures qui, bien que dangereuses, ne mettent cependant pas sa vie en danger. la première question de Jean à l’hôpital concernait le sort de la machine. Le moteur de la brave 125 TS était intact et les dommages causés par l’incendie purent être réparés; toutefois, le temps de la réparation a été porté en compte. A deux, le coureur Georges Monneret et son fils Pierre continuent leur tentative de record. Malheureusement, la moyenne réalisée jusqu’alors avait connu un recul sérieux par suite de l’accident. Mais, lorsqu’ils terminèrent leur entreprise, le 3 avril, à 10 heures 27, ils avaient atteint le but qu’ils s’étaient fixé, à savoir de parcourir la longueur de l’équateur en moins d’un mois. Le communiqué officiel mentionne la distance réalisée de 40.076 km.

En dépit du grand effort physique qu’ils venaient d’accom­plir, Georges et Pierre Monneret étaient décidés à participer à la course internationale du Bol d’Or de Linas Monthléry. On espérait que Jean serait rétabli au point de pouvoir assister, en spectateur au moins, à cette compéti­tion…
Extrait : Puch Kurier  1951  
Suivi journalier, moyenne horaire, moyenne kilométrique

 
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BOL D' OR: vainqueur , deuxième , troisième  PUCH !
 
 
La course classique des 24 heures qui a eu lieu les 2 et 3 juin 1951 devant un public de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Paris-St. Germain a été caractérisée par des exigences particu­lièrement élevées: il s’agissait, pendant ces 24 heures, de réaliser le plus grand nombre possible de kilomètres, c’est-à-dire de rouler le plus rapidement possible. Le vainqueur serait celui qui aurait réuni le plus grand nombre de kilomètres. Cette tâche était rendue particulièrement difficile par un parcours de 4 km seule­ment comprenant trois tournants en épingle qui obligeaient con­stamment les pilotes à freiner brutalement les machines et à les pousser, immédiatement après, au maximum de leur puissance avec une accélération rasante. Non seulement les moteurs ont été mis à contribution, mais encore les freins, les changements de vitesses et les cadres ont été soumis à une rude épreuve.
Les meilleurs coureurs européens prenaient part à cette compétition et lorsque le ‘samedi à 15 heures le starter abaissa son drapeau quadrillé noir et blanc, 60 machines s’élancèrent sur le circuit avec un vombrissement de tonnerre. Trois TFS participaient à cette épreuve dans la catégorie des machines jusqu’à 250 cm’:
en selle Weingarlmann, Krammer et Moury. L’équipe de Graz faisait modeste figure à côté du grand nombre de machines qui re­présentaient l’industrie internationale, mais plus la course durait, plus l’intérêt général se concentrait sur les élégantes machines PUCH à deux pistons et sur leurs pilotes. Pendant la nuit, les difficultés de la course s’accrurent encore, souvent d’ailleurs par suite du manque de discipline de nombreux spectateurs qui campaient le long du circuit. Nombreuses furent les défections causées surtout par des avaries mécaniques. On déplora, ce­pendant, également toute une série de chutes dues à la fatigue des coureurs. Après 24 heures pleines de luttes dramatiques, d’incidents et du vombrissement permanent des moteurs, Wein­gartmann, Moury et Krammer, tous trois en excellente forme, se classaient premier, deuxième et troisième dans leur catégorie. Alors que les abandons et les défections atteignaient 60%, les trois PUCH TFS se retrouvaient au complet à l’arrivée en tête de leur catégorie. Weingartmann qui avait accompli 2058,487 km (83,753 km/h) était deuxième du classement général et avait réalisé un nouveau record de vitesse des 24 heures dans les catégories des machines jusqu’à 250 et 350 cm’. Le triomphe de PUCH figure au nombre des événements sensationnels du Bol d’Or de 1951.
 
 Photos ( Haut )  Weingartmann, Krammer
 
Photo  ( ci-dessus)
 Les Vainqueurs du bol d'Or , Weingartmann, Moury , Krammer se classent en tête de la catégorie jusqu' à 250 Cm3
 
 
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Années 50/60  Les PUCHS dans l'Algerois



Dans ces années de l'après guerre les motos de cylindrées inférieures à 250 étaient légende et les PUCH TT, TF, TL, SV, SG étaient présentes et faisaient beaucoup d'envieux tout comme les scooters RUMI. Pour l'époque les série TL, SV et SG avaient un look et une technique au-dessus du lot des autres populaires et c'est cela qui les rendaient désirables. Dés mars 1956 j'ai roulé en 175 SVS, mon frère en 1957 a acheté une 175 SV neuve, de couleur verte, aux Ets Humblot concessionnaire de la marque  rue Hoche à ALGER.
A cette époque il était facile de s'essayer en "compétition" avec une moto strictement de série, il suffisait de prendre une licence dans un club , dans son cas le C C B 0 "Club Cycliste de Bab el Oued" qui avait crée une section Moto. De s'attribuer un numéro et de s'inscrire au départ de la course de son choix en catégorie "Sport". La particularité de cette série était d'avoir des plaques à fond blanc et de conserver sa machine dans son état d'origine.
C'est dans ces conditions que mon frère  Gérard a "couru" en course de cote à la Bouzaréa dans la proche banlieue d'Alger 1959 et 1960. Il a fait également un peu de moto cross avec une 175 SVS modifiée notamment au niveau du diamètre des roues et de l'ouverture des gaz où la poignée d'accélérateur Magura était remplacée par une à tirage rapide et palonnier sous le réservoir.  Bien sur les lumières (admission  échappement) étaient également "bricolées".Son numéro de plaque était  le 36.
D'autres coureurs avaient des PUCH notamment André FRACES  qui en moto cross a longtemps été le BON de la série 175 -MASCARO dont je ne me rappelle plus le prénom, il m'en excusera s'il lit ce papier, avait également une 175 SVS et Lucien PEREZ qui avait une des rares 250 SGS.S.

Dans ces courses on trouvait toutes les populaires de l'époque PEUGEOT, MOTOBECANE, TERROT, GNOME ET RHONE  et mène un 100 MONET GOYON.
Pour rendre hommage à tout les coureurs de l'Algérois qui courraient à cette époque et qui ont, en fait, été des pionniers Je vous donnes ci après leurs noms et leurs numéros de plaques

GOETZ René 24 - GOETZ Georges 95 -.CIANCIO Robert dit 'Tonton 8 -SANTUCCI Gino 43 - ASSANTE Robert 7 - CASALTA 19 -MASCARO 148 - VISCIANO 97 - PEREZ dit la puce 149 -NOISETTE 23 - MITCHEL 26 - WYBO 114 -GOMEZ  60 - XICLINA 69 -CARDONA 35 - PUGET Philippe 01 - FRACES André 79 et beaucoup d'autres qui me pardonnent de ne pas les avoir cités.

     A TOUS IL FAUT DIRE MERCI CAR ILS ONT ETE LES PIONNIERS DE LA MOTO MODERNE .
                  AMICALEMENENT - Francis un Algérois qui a un faible pour les Puch
 
   Ci-Desous Gérard Decrucq   N°36
 
 
 N° 148  Mascaro sur 175 SVS
 
  

Non, vous ne rêvez pas, cette photo a été prise (sans aucun trucage) à Maison Carrée (ville située à coté d'Alger) en 1958 , il s'agit du frère jumeau de Francis Decrucq au guidon d'une 175 SVS .  Comme quoi,  quand le virus vous gagne ... rien ne vous arrête. 




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